Par le chignon du cou

08/04/2013

Des lieux

PAR CHARLES VINCENT

Je monte. Le sentier est glacé. Rien ne saurait cependant m’en dissuader. Je suis en mission. Il me faut rejoindre le sommet, prendre le printemps pas le chignon du cou et le ramener dans la vallée où il est espéré depuis maintenant quelques pages de calendrier.

Le printemps s’est pris les pieds. Aussi vrai que chui là! Il s’épivarde. Il niaise. On sera bientôt à la mi-avril et tout ce blanc qui persiste, en étendue, en blancheur et en épaisseur. Il y a toujours bien des limites à ce qu’un homme peut endurer. C’est aujourd’hui que ça va changer!

Il pleut. Il vente. Les arbres craquent et les cimes dansent. Là-haut, tout là-haut, ça bataille ferme. J’atteins le sommet dans la grisaille. La vue est toujours aussi belle. Les Appalaches. Les Montérégienne. Et ces dizaines de lacs qui donnent à contempler leur blancheur immaculée.

Je ne m’étais pas trompé. Il était là bien, le printemps, à se «picosser» avec l’hiver, à se chamailler pour des questions de territoire, de date et de force brute. Peu impressionné par cette tempête, je l’ai agrippé par l’oreille et nous avons, ensemble, déboulé le sentier.

Sur notre passage, la neige ramollissait et la glace dégoulinait.

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À propos de desgensetdeslieux

L'intention est de mettre en lumière par les mots et la photo la poésie des terroirs. Les gens comme les lieux. Située au carrefour de l’histoire, de l’écriture et du multimédia, l’approche est impressionniste et sans prétention. À la base, le principe que l’on peut fréquenter un lieu des milliers de fois sans jamais qu’il ne donne à voir le même tableau.

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2 Commentaires le “Par le chignon du cou”

  1. ariane dit :

    J’adore ce texte,ces expressions de chez vous et les photos sont belles !

    Réponse

    • desgensetdeslieux dit :

      Merci! On en a des «pas pire», en effet. Issues de quelque chose comme un vieux fond de terroir français qui a été modelé au fil des siècles par la force des vents et la musique des cours d’eau. Si vous aimez la chanson, je vous invite à écouter (si ce n’est déjà fait) Richard Desjardins, Daniel Boucher, Les sœurs Boulay et bien évidemment Félix et le vieux Vigneault. Vous y ferez des belles trouvailles.

      Réponse

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