Sans besace, sans fusil

PAR CHARLES VINCENT

Je rentre dans le bois, à la fuite des tracas. Là où l’ailleurs est sans intérêt. Là où le temps se délaye, dans l’avant, dans l’après.

Tout autour, les feuilles asséchées dansent au gré du va et du vient d’un vent faufilant. Je frôle du pied les racines, dénudées, du sentier ridé.

La pleine lune déchire les nuages, j’avance à tâtons. Sans besace, sans fusil, je m’offre au céans, sans a priori.

Un pas de travers. Me voilà errant parmi les colonnes de sève, luttant contre les branches déchirantes, cherchant mon chemin.

Ni les bruits ni les cris, pas même les errements de mon esprit, n’auront raison de ma progression. Sans besace, sans fusil, j’avance en catimini.

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À propos de desgensetdeslieux

L'intention est de mettre en lumière par les mots et la photo la poésie des terroirs. Les gens comme les lieux. Située au carrefour de l’histoire, de l’écriture et du multimédia, l’approche est impressionniste et sans prétention. À la base, le principe que l’on peut fréquenter un lieu des milliers de fois sans jamais qu’il ne donne à voir le même tableau.

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2 Commentaires le “Sans besace, sans fusil”

  1. gilles dit :

    Alors là! vous et l’automne! et la pleine lune!  » super mon cher » comme dit le Gadjo dilo de Tony Gatlif dans son film du même nom.
    G.O

    Réponse

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