L’homme que je suis…

28/06/2014

Des lieux

PAR CHARLES VINCENT

Je ne comprends pas les papillons. Les «de nuit», particulièrement. Ils se posent toujours au même endroit, à l’aube, sur la brique de la maison ou sur la moustiquaire.

Or, il n’est pas nécessaire d’être devin ou mage pour savoir que c’est toujours à ce même endroit, précisément, que les mésanges et les nonnes viendront les quérir, au matin.

Car ce n’est pas con, un oiseau.

Deux ou trois coups d’aile, zoup-zoup, un piqué bien calculé, et clac, le papillon est capté vite fait bien fait, dépecé, avalé. Au sol, il ne restera bientôt plus que les ailes en détritus, pour faire foi du festin.

Triste tableau.

Je ne comprends pas non plus les scarabées, les ternes et les de pailler, qui chaque jour végètent sur le pas de la porte, livrés à la merci de n’importe quelle gougonne malveillante ou lunatique.

Chronique d’une mort annoncée.

Je ne comprends non plus les limaces qui bavent littéralement leur chemin. Pas de mucus, pas d’avancée. «Trop sec aujourd’hui, on reste à la maison les petits. On mangera demain.»

Bref, je l’avoue, je ne comprends rien à ce petit monde dans lequel «l’homme que je suis, quoiqu’il en pense, n’a pas accès, ni de près ni de loin», comme le chantait feu Gerry à propos d’un monde beaucoup plus céleste, quoi que…

Je ne comprends pas, mais j’y reviens, tout le temps, pour mon plus grand bonheur, et pour le vôtre, je l’espère.

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À propos de desgensetdeslieux

L'intention est de mettre en lumière par les mots et la photo la poésie des terroirs. Les gens comme les lieux. Située au carrefour de l’histoire, de l’écriture et du multimédia, l’approche est impressionniste et sans prétention. À la base, le principe que l’on peut fréquenter un lieu des milliers de fois sans jamais qu’il ne donne à voir le même tableau.

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un commentaire le “L’homme que je suis…”

  1. univerzoro dit :

    le plus étrange ce sont le dessin de leurs ailes qui ressemblent parfois à d’autres insectes ou volatiles, très étrange aussi …

    Réponse

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