Aux croisées des chemins

18/05/2015

Des lieux

I’m standing at the crossroads There are many roads to take But I stand here so silently For fear of a mistake. One path leads to paradise One path leads to pain One path leads to freedom They all look the same.

                               Calvin Russel « Crossroads » (1)

    I went down to the crossroads, fell down on my knees. Asked the Lord above for mercy, « Save me if you please. » I went down to the crossroads, tried to flag a ride. Nobody seemed to know me, everybody passed me by. 

                               Robert Johnson « Crossroads » (2)                                                                            

« Vieux calvaire au carrefour de deux routes laquelle choisir »              

                              Jean Antonini « Haïku »

PAR GILLES ORGERET

De pierre, de bois, de fer, ouvragées, sobres, dédiées, datées, anonymes, sans âges, bancales, rudes, élégantes, un peu raides, isolées, entourées, fleuries, jamais totalement abandonnées, mais parfois un  peu laissées à elles-mêmes. Blanches, grises, ocres. En bordure de route, d’un chemin, à la croisée de quatre chemins voire plus. En plein bois. En plein champ. En plein brouillard. En plein vent. Sous l’orage. Couvertes de lichen. Restaurées, brossées, frottées, restées dans le jus du temps. Ruisselantes de pluie. Blanchies en une nuit d’hiver. Au cœur d’un hameau. À l’entrée d’un village, à l’orée de la forêt. Souvent du XIXème dans mon coin de monde, les croix sont de précieux repères au cours de certaines randonnées en terres inconnues. Lorsque le nord semble perdu. Au cours d’une plongée récente en blues mineur il m’est revenu ces « Crossroads ». Il y en a des dizaines. J’en ai fais un nocturne. Voix rauques, guitares acides, pulsations basiques, harmonicas crève-cœur. De Clapton en passant par Calvin Russel (1), Jonell Mosser, Son of Dave et tant d’autres. Celui-ci m’a surpris, ému, beaucoup plu. Sobre, quasi originel, sans riffs excessifs. Aérien. Ces citadins de Toronto m’ont donné de l’air. De ces « Cowboy Junkies (2) » le vieux Robert (3) peut être fier Enfin, je crois. « Sans l’ombre d’un doute » écrivait Charles en mars 2012 (4)

(1)   Kelvin Russel Crossroads

(2)   Cowboy Junkies Crossroads

(3)   Robert Johnson Crossroads

(4)   Raisons de croire

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À propos de desgensetdeslieux

L'intention est de mettre en lumière par les mots et la photo la poésie des terroirs. Les gens comme les lieux. Située au carrefour de l’histoire, de l’écriture et du multimédia, l’approche est impressionniste et sans prétention. À la base, le principe que l’on peut fréquenter un lieu des milliers de fois sans jamais qu’il ne donne à voir le même tableau.

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